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Le monde du travail en crise

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Le monde du travail en crise

Le monde du travail passe aujourd’hui par une crise difficile et inédite à l’aune de la pandémie de Covid-19. Les perspectives du marché du travail pour 2021 sont, malheureusement, «sombres» et «hautement incertaines».

De nombreux secteurs sont impactés par la crise et les conséquences sont importantes pour la classe ouvrière. Certains secteurs comme les services et le fret sont à l’arrêt. D’autres ont vu leur activité ralentie, tandis que le secteur de la construction, pourvoyeur de main-d’œuvre, est paralysé depuis plusieurs mois.

Des milliers d’entreprises ont vu leur situation financière aggravée pour arrêt de leur activité depuis neuf mois. Rien que dans le transport, la SNTF, la compagnie Air Algérie, le Métro d’Alger, le SNTMV ont perdu des dizaines de milliards de dinars.

Le ministre des Finances a évalué à près d’un milliard d’euros les pertes des entreprises publiques à cause de la crise sanitaire. Celles du secteur privé n’ont pas encore été chiffrées. Mais de nombreux commerces, notamment les restaurants, les cafés ou les agences de voyages, risquent de déposer carrément le bilan.Advertisements

Ils sont fermés depuis le 19 mars dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de la Covid-19. Mieux, les sombres perspectives économiques, estiment bon nombre d’observateurs, ne peuvent qu’exacerber les tensions sociales et freiner la relance de l’activité des différents secteurs.

La consommation des ménages est au plus bas à cause de l’érosion du pouvoir d’achat. Les syndicalistes sont persuadés que les entreprises qui croulent sous les dettes auront du mal à se remettre et que beaucoup de travailleurs risquent de perdre leur emploi.

Une situation qui s’aggravera en 2021 avec le chômage qui voit d’ores et déjà son taux augmenter de cinq points, atteignant officiellement 15% et près de 30% chez les jeunes.

Ce qui implique qu’il n’y aura pas de recrutement sous peu. Ce mardi, le ministre du Travail s’est engagé à régulariser les bénéficiaires des contrats pré-emploi sur une durée de deux ans.

Comment va-t-il procéder, alors que la loi de finances 2021 n’a pas prévu grand-chose pour créer des postes d’emploi budgétaires et que la majorité des bénéficiaires de ces contrats (pré-emploi) sont dans l’administration de la Fonction publique et non dans les entreprises économique ?

El-Watan du 31/12/2020